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COMMUNIQUES DE PRESSE

Le 17 décembre 1999

L’ESCROQUERIE DU 2eme MILLENAIRE

 

En criant que les indices de la Bourse brisent des vies et en réclamant un indice du bonheur, les manifestants anti-précarité (Toulouse – 11 décembre 1999) ont mis le doigt sur les mêmes scandales que ceux dénoncés par José BOVE à Seattle.Pourtant, il ne faudrait pas croire que les mécanismes financiers sont les seuls responsables du malheur des hommes.

Comme le termite la finance destructrice ne se développe que dans des endroits tranquilles où personne ne vient la déranger. La finance se développe dans l’ombre des paradis fiscaux, à l’abri des lois mal faites, derrière les murs épais des banques très peu transparentes.Comme le termite, la finance est utile. En forêt le termite active la transformation du bois mort en humus. La finance facilite les échanges entre les hommes. Comme le termite, la finance devient dangereuse lorsqu’elle quitte son territoire. La finance devient nuisible lorsqu’elle ne se contente plus de sa fonction de faciliteur d’échange.

Comme tout processus, comme tout mécanisme, la finance a ses limites. Si la loi du marché, la régulation des cours par le bas est nuisible à l’homme et son environnement, il faut la modifier. Si la loi du marché dérape en transformant l’homme en esclave ou en baissant abusivement la rémunération des producteurs, alors la loi des hommes doit intervenir, réguler, humaniser, harmoniser.

On ferme bien sa maison le soir pour éviter de tenter les voleurs. Il faut enfermer les financiers dans un carcan pour les empêcher de détruire l’homme.Nous devons nous offrir des lois qui nous protègent contre la finance internationale, le grand prédateur du deuxième millénaire. Mais peut-être sommes-nous masochistes, peut-être subissons-nous encore les effets de la plus grande escroquerie du millénaire écoulé, celle qui consistait à préconiser la souffrance sur terre pour mériter le paradis.

Cherchez à qui profite le crime et vous trouverez le coupable.

 

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